« Narcisse » (2024)
Polaroids originaux
8,8 x 10,7 cm
Tout commence dans un miroir.
Dans cette première image, la figure semble encore contenue dans son propre reflet. Au fil des Polaroids, cette apparente stabilité se déplace : le visage se brouille, s’altère, se reconfigure en de légères variations.
La matière même du Polaroid, brute, parfois brûlée, presque radioactive, participe à ce processus. Parce qu’il continue d’évoluer dans le temps, modifiant subtilement ses tonalités et ses densités, le support devient un acteur de la métamorphose. L’image n’y est jamais entièrement fixée ; elle demeure en transition.
Chaque photographie enregistre ainsi une transformation en cours, une présence qui se dérobe ou se reformule.
La série propose une lecture du mythe centrée non sur la confirmation du reflet, mais sur la dynamique de l’image : un glissement, une instabilité, un devenir.
« La Métamorphose de Narcisse » (2024) explore cette zone où l’identité visuelle se construit, se défait et se recompose, portée par la temporalité propre du Polaroid.












