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« Métamorphoses » (2024-)

Dans « Métamorphoses », les modèles s’installent sur le divan de l’atelier, comme chez un psychanalyste.
Mirial les y convie à un voyage intérieur.
Se mettant à nu, ils dialoguent avec leur double, leur je.
Et ce qui était intérieur se dédouble, s’extériorise sous nos yeux.
Un double jeu s’installe : les états d’âme, les psychoses, semblent figés pour l’éternité, faisant rimer mythologie et psychanalyse.
Rien d’étonnant, lorsque l’on se souvient des liens étroits entre les deux, sur lesquels Freud s’est longuement penché, d’Œdipe à Thésée.

La métamorphose opère.
Mais ici, il ne s’agit pas d’une transformation totale, d’un être à un autre, d’un état à un autre, comme chez Ovide (Europe et le taureau, Léda et le cygne, la pluie d’or…).
Mirial explore plutôt l’entre-deux, cet instant suspendu où le visage se dédouble, où l’âme semble quitter son corps initial.
Le point de bascule.
Le seuil.
Le point de non-retour avant la transformation finale.

 

« Ses photographies subliment ce qui dérange »
A. Ruby, Psychanalyste

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