« Regarder derrière le visible » (2010-2015)
La chair, territoire symbolique, entre science et poésie.
Les corps nus deviennent les supports d’une métamorphose : sur leur peau se superposent d’anciennes planches anatomiques du XIXᵉ siècle, fragments d’un savoir ancien, dessins de veines, d’os, d’organes.
L’artiste « habille » ainsi l’humain de ce qu’il porte en lui, révélant une beauté paradoxale, à la fois charnelle et intérieure, crue et baroque.
Ces corps tatoués d’entrailles se transforment en créatures hybrides, en « fashion victimes » d’un autre temps, parées non de tissus mais de viscères et de réseaux sanguins.
Présentée à la Faculté de Médecine de Nice lors de la rentrée solennelle 2016, la série a rencontré un écho particulier auprès du monde médical et artistique.
Elle a également fait l’objet d’une publication dans le magazine Santé Mentale, dont Anthony Mirial a signé la couverture.
Entre lumière et obscurité, Mirial fait surgir une humanité réinventée, fragile, anatomique, sublime, où la peau devient le théâtre de ce que nous refusons de voir : la vie à nu.






























