« Blessures de guerre » (2015-2019)
« Blessures de guerre »
Tirage pigmentaire sur dibond,
cadre XIXe, 120 × 190 cm, 2019
Nice-Damas
Un cercle vicieux, une spirale brutale.
C’est l’histoire de 2 748 kilomètres. 2 748 kilomètres de guerre par procuration. 2 748 kilomètres de cris, de larmes, de deuil.
Dans Blessures de guerre, Mirial nous confronte à une femme française, posant fièrement, nue, le corps rongé par une rue de Damas en ruine. Un grand écart géographique et social. La France classée septième puissance mondiale et la Syrie dernière sur l’indice de liberté humaine.
Pourtant, la même finalité. Le peuple syrien pleure sous les bombes, quand les Niçois tombent un soir de fête. Cette figure allégorique porte en son
corps les séquelles physiques d’une guerre idéologique, otage de ce conflit qu’elle ne comprend pas.
Cette femme, ce sont nous, ce sont eux, victimes collatérales aux destins croisés. Là où le fanatisme triomphe, la liberté s’efface. Paris, Nice et Bruxelles
s’en souviennent. Le peuple syrien aussi…
« Liberté, liberté chérie, où es-tu ? »











