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« Little Red Door » (2024)

Avec « Little Red Door », Mirial entrouvre avec délicatesse la porte des Enfers, nous offrant les silhouettes mouvantes de déesses dans un rouge puissant, presque brûlant.
Les flammes lèchent la peau, consument les corps et effleurent les âmes, psukhê signifiant justement « âme » en grec.

Les Enfers, présents dans de nombreuses mythologies, se fondent ici en un monochrome rouge, universel et intemporel.
Aphrodite, au bras amputé, évoque la Vénus de Milo.
Hécate, déesse grecque aux trois visages, paraît paradoxalement figée dans son propre mouvement, telle une statue antique.
Izanami, déesse japonaise de la création et de la mort, semble déchirée entre ces deux pôles.
Hel, déesse nordique des morts, erre comme perdue.

Et au centre de ce théâtre incandescent, Perséphone veille, souveraine silencieuse, gardienne des Enfers aux côtés d’Hadès, ici volontairement effacé pour laisser régner les Dames.
Le rouge devient frontière, passage, initiation.
Une petite porte entrouverte sur l’invisible, où la beauté flirte avec la damnation.

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